RACING FAMILY

NOTRE HISTOIRE

1882-2017, 135 ans de légende

Etre Racingman, plus qu'un état d'esprit, est un état d'âme. De 1882 à nos jours, il s'est perpétué. Transmis par ceux qui, en 1882, crient " R-A-C-I-N-G !" en détachant chaque lettre, jusqu'à leurs descendants qui jouent avec des noeuds papillons en buvant du champagne à la fin des années 80 ou arborent le blazer bleu marine sur la pelouse du Camp Nou de Barcelone avant d'en découdre avec les Toulonais un soir de juin 2016. Ce club est une référence mondiale et c'est son histoire unique que nous vous racontons ici.

Notre Histoire
CHAPITRE 3 - Un vrai melting-pot social
  • CHAPITRE 1 - Yves du Manoir, le Ciel pour seule limite.
  • CHAPITRE 2 - A jamais les premiers
  • CHAPITRE 3 - Un vrai melting-pot social
Le Racing Champion de de France 1959

Scrutons les premières équipes du RCF, celle de 1888, par exemple. On y décèle un poète justement, Pierre Lays, on y trouve un saint-cyrien, Lalande, un polytechnicien, Morrison, et même un cardinal, Petit de Julleville. S'illustrent quelques années plus tard les frères De Pourtalès, Guy étant musicologue et spécialiste reconnu de Chopin et de Wagner. Heureusement les étrangers sont nombreux, amenant une plus large vision du monde. C'est bien le Péruvien Gaspard de Candamo qui, en lointain prédécesseur de Daniel Carter, transforme l'essai du premier titre, en 1892.

L'année suivante, le Racing s'incline devant le Stade Français (3-7) à Bécon-les-Bruyères. Au poste de pilier droit, Louis Faure-Dujarric tient la mêlée des Ciel et Blanc. Il sera l'un des concepteurs et constructeurs du stade de Colombes bâti pour les Jeux de 1924, inaugurant la longue tradition des architectes du Racing, dans laquelle s'inscrit Jacky Lorenzetti, bâtisseur de l'Arena à la Défense. L'Écossais Cyril Rutherford, couturier de son état, auteur d’un essai et de cinq transformations contre le Stade Bordelais dominé 37-3 en 1900, est un créateur de formes d'un autre ordre, sorte d'éclaireur du génial André Courrèges soixante ans plus tard. Un club de poètes donc, jusque dans le romantisme de l'air et sa fatalité, l'aviation devenant l'incandescente passion de Géo André, Pierre Gaudermen, Maurice Boyau ou Yves du Manoir.

La Grande Guerre entraîne de profonds mouvements sociétaux, des obligations nouvelles, des échappées belles. Après avoir attaqué depuis les tranchées, il faut attaquer une autre vie dans le bonheur et le remords d'avoir survécu. C'est  au service militaire et à l'école de Joinville que le Racing doit la meilleure ligne d'attaque de son histoire avec Chilo à l'arrière, André, Crabos, Borde, Jauréguy en trois-quarts.

Après la seconde guerre mondiale, tout est à nouveau à reconstruire, jusqu'au cœur des hommes. Une partie de l'élite s'est compromise, l'heure est au brassage social nécessaire, y compris dans les fiefs de la bourgeoisie et le Racing Club de France en est un, même si la section rugby a toujours affirmé son goût des autres et de la différence, une assez bonne définition de ce que doit être une équipe.

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Le Racing Club de France 1959
© France Presse

Gurcy-le-Châtel est un drôle d'endroit pour une rencontre, celle d'un club prestigieux célébré dans le monde entier et de jeunes cracks inconnus du Sud-Ouest montés à Paris chercher fortune, on veut dire un métier. C'est là, dans cette commune de Seine-et-Marne discrètement posée entre Melun et Provins, que le Racing Club de France va faire sa révolution dans le sillage de deux hommes d'exception, François Moncla et Michel Crauste. C'est à Gurcy que l'EDF a choisi d'implanter son École nationale des Métiers de l'Électricité, attirant nombre de joueurs se cherchant un avenir dans l'apprentissage d'une profession et l'acceptation d'une discipline. Un grand parc verdoyant, un gymnase, des terrains de sport, des poteaux blancs plantés là comme des drapeaux et un châtel en effet où sont dispensés les cours. De ce château, le Racing fera une forteresse.

De ce château, le Racing fera une forteresse.

Roger Lerou, dit Roger la Broussaille pour ses sourcils généreux, a la charge d'administrer la section rugby du Racing. Monté d'Arcachon pour effectuer son service militaire dans la capitale, ce deuxième ou troisième ligne de devoir n'a plus quitté Paris ni le RCF, perdant de peu la finale de 1920 face au Stadoceste Tarbais (3-8). Un jour de 1950, Roger Lerou repère à Gurcy un escogriffe, un cavaleur, le fait signer comme arrière, c'est François Moncla, des vallées d'Aspe et d'Ossau, fils d'un secrétaire du syndicat CGT des ouvriers des fours à chaux. Plutôt qu'un loup dans la bergerie, un chef de meute, têtu comme un Béarnais, habile comme un pelotari, dur au mal et en paroles. Beaucoup plus tard, capitaine déchu rendu responsable d'une tournée ratée en Nouvelle-Zélande en 1961, Moncla croisera le puissant Guy Basquet.

Échange musclé.
Basquet " - Alors, Moncla, on dit pas bonjour?"
Moncla: "Je ne tends jamais la main à un goujat."
Avec un type comme ça, on peut voyager.

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Michel Crauste, troisième ligne mythique du RCF
© France Presse

Et avec Crauste, alors ! À ses débuts en équipe première, le "Mongol" joue à Romans, fief du deuxième ligne Robert Soro, surnommé "le lion de Swansea" depuis une victoire fameuse (3-11) du Quinze de France au Pays de Galles, en 1948. La partie est, disons, acharnée. À la fin, Soro s'adresse au gamin de troisième ligne, lui fait ce compliment formidable:

" Toi, le petit 6, je ne sais pas qui tu es, mais tu seras quelqu'un... "

C'était Crauste, qui sera champion de France à trois reprises, vainqueur du Tournoi des cinq nations quatre fois d'affilée, de 1959 à 1962, un record, 22 fois capitaine du Quinze de France pour deux défaites, recordman des sélections (62), décoré de la Légion d'Honneur par Charles de Gaulle lui-même ! On sourit aujourd'hui quand on rappelle avec quelque malice que, pour son premier entraînement au Racing, Michel Crauste fut placé au poste d'ailier, lui, le meilleur troisième ligne de sa génération, tous pays confondus.

Décidément, même au Racing, personne n'est parfait. 

Dans ses vieilles années, Michel Crauste eut ce mot délicieux:

" François se comporta avec moi comme un frère de plus que m'aurait donné la vie "

Dans cette confidence de brève éloquence, tant de choses sont dites, de celles qui soudent les hommes, éclairent une existence. Cette émotion, on la ressent en contemplant une photographie en noir et blanc du début des années 1950, prise à Gurcy-le-Châtel. Devant nos yeux, deux hommes très jeunes, que le rugby n'a pas encore cabossés: ce sont François Moncla, en veste, et Arnaud Marquesuzaa, en blouse grise. Le premier, de Louvie-Juzon, enseigne à l'autre, de Saint-Palais. Arrivé à Gurcy en 1949, François Moncla n'aura de cesse de transmettre des connaissances: en 1958, quand il part pour l'Afrique du Sud et en reviendra avec la peau des Springboks, Moncla est professeur technique adjoint à l'EDF, spécialisé dans les lignes aériennes. Quand arrive Michel Crauste, Moncla, alors simple moniteur pour les travaux sur les réseaux électriques, s'occupe aussi du rugby à Gurcy. Il fait de cette équipe une championne de l'Académie de Paris, avec Crauste encore cadet. Et il présente lui-même Arnaud Marquesuzaa au Racing Club de France.

Si Gurcy est l'île aux trésors, l'armée joue aussi son rôle dans l'aventure de ces hommes, contribuant à la métamorphose du Racing Club de France. Ainsi, pour nous en tenir aux plus célèbres, Michel Crauste et Arnaud Marquesuzaa sont-ils incorporés en 1955  à la caserne Pérignon à Toulouse avant de rejoindre Vincennes et le Centre sportif des armées, qui se fera connaître sous le nom de Bataillon de Joinville. Nouveau départ, pour la DAT cette fois, à Versailles. Ils y retrouvent François Moncla et l'équipe devient championne de France interarmées. Ces provinciaux sont des vainqueurs.

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Le Racing Club de France 1959
© France Presse

Enfin, presque. En 1957, le RCF s'incline encore en finale (13-16), cette fois devant le grand Football Club Lourdais. Ces finalistes malheureux, d'où sont-ils originaires ? L'ailier Chappuis est le seul joueur issu de la région parisienne, de Vincennes exactement. Vignes, l'autre ailier, simple secrétaire au siège du Racing, rue Éblé, vient de Biarritz; Dufau et Labèque, de Dax; Conquet, par ailleurs maître d'armes à l'Institut national des Sports, est de Capendu, dans l'Aude; Chauvet, de Lavelanet et Brun, de Bayonne; Crauste, de Saint-Pierre-de-Gosse, commune des Landes, et Marquesuzaa, de Saint-Palais, Basses-Pyrénées; Moncla, de Louvie-Juzon; Grousset, de Graulhet; Gri vient des environs d'Agen, d'Aiguillon précisément; Paillassa, d'Oloron et Bourbie, d'Issoire. Dans cette équipe méridionale, l'arrière Michel Vannier, né à Verdun, est l'image même de l'exotisme.

Les champions de France 1959, eux aussi, viennent de partout. Il faut croire que c'est ainsi que l'on marque son territoire, que l'on se retrouve en terrain conquis. Chappuis, l'ailier droit, et Obadia, le talonneur, sont les deux Parisiens de la troupe.

La toute nouvelle première ligne intrigue et intéresse tant elle semble sortie de nulle part. Claude Obadia, 25 ans, est talonneur et un pur produit de l'école du Racing. Deuxième ligne chez les juniors, il s'est retrouvé face au redouté Montois Pascalin et lui a dérobé nombre de ballons. Dans Miroir-Sprint, on le voit déambuler sur les grands boulevards, veste, chemise blanche, cravate, une allure recherchée et même distinguée qu'il conservera jusqu'au bout de sa vie.

Le pilier droit Beigbéder est passé lui aussi par les juniors.

Roger Labernède, enfant de Peyrehorade et pilier gauche venu du Réveil Basco-Béarnais est la vedette du trio pour sa silhouette rondouillarde et sa truculence rabelaisienne. Au Racing depuis 1958 et son service sous les drapeaux accompli à l'Imprimerie de l'Armée, à l'École militaire, Roger Labernède est un bon vivant, toujours heureux de vivre. Il embauche à l'Imprimerie nationale à 8 heures du matin, quitte son lieu de travail à 17 heures 30, prend l'apéro rue de la Convention et se dirige vers le Bal Basque où il passe pour un excellent danseur malgré sa bedaine respectable. Parfois, le pittoresque Labernède fait des extras comme barman rue de la Michodière ou au Palais de Chaillot.

Le deuxième ligne Boize, auteur de l'essai parisien, est né à Thiers d'une mère d'ascendance polonaise et d'un père auvergnat.

Le demi de mêlée Lasserre, joueur quelque peu mésestimé, vient d'Ogen, commune des Basses-Pyrénées coincée entre Oloron et la montagne, et apprend un métier à Gurcy-le-Châtel, tout comme Paillassa, numéro 8 lors de la finale bordelaise ou comme Pierre Bassagaïts, d'Hendaye, pas encore titulaire, en qui Robert Poulain s'obstine à voir un arrière au grand dam de François Moncla. Bientôt, dans une équipe renouvelée, Bassagaïts promènera son élégante silhouette de demi d'ouverture sur tous les terrains de France.

Avec l'irruption de ces jeunes hommes majoritairement venus du Sud-Ouest, pour la plupart issus de familles de "travailleurs" pour reprendre la terminologie de l'époque, rêvant d'accéder à la classe moyenne, le Racing et son rugby champion de France relèguent au rang d'image d'Épinal son appartenance aux salons parisiens, raillée par la province. Il y a l'origine sociale et il y a la force des idées en une époque très idéologique, profondément marquée par la « guerre froide », la guerre d 'Indochine et la défaite de Dien-Bien-Phu, par le conflit en Algérie et les attentats de l'OAS. François Moncla n'est pas seulement capitaine sur le terrain, il est aussi un leader d'idées, un progressiste membre du puissant Parti communiste, sorte de "leader maximo" en ciel et blanc, confiant sur le tard: "Dans l'équipe de 1959,  six ou sept gars étaient encartés à la CGT". Évidemment, Moncla n'y était pas pour rien.

L’homme est resté fidèle à son engagement d'alors, là où tant d'autres renoncent à leurs idéaux de jeunesse.

En 1981, à l'élection de François Mitterrand à la présidence de la République, ses amis du Parti envisageaient de proposer François Moncla pour le poste de secrétaire d'État aux Sports. "J'ai refusé, précise-t-il. Je ne me sentais pas capable. Je ne voulais pas tromper les gens." À 84 ans, Moncla était encore  inscrit sur la liste Front de Gauche à Pau, aux municipales de 2014. Comment n'aurait-on pas suivi un homme pareil dans ses années Racing, un homme capable, dans le Temple de Twickenham, de déplacer à l'aile un pilier de mêlée, Amédée Domenech, pour faire face à l'Anglais Young, membre du 4x100 yards britannique?
Crauste, Moncla et les autres, les finales, le titre, le jeu, la qualité d'enseignement et les victoires des juniors, tout est en place pour un recrutement nouveau en région parisienne, plutôt Argenteuil, Saint-Denis ou Clamart que le 16ème ou le 7ème arrondissement. Et qu'importe s'il s'agit de jouer en équipe 2 ou 3 sur un terrain chahuté par la proximité de la Seine.

Le maillot ciel et blanc est beau, d'autant que pour certains matchs il devient rouge, très rouge...

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Le Racing Champion de 1959
© France Presse

Après la finale perdue contre Toulon (12-15) en 1987, le titre de champion de France conquis au Parc des Princes le 26 mai 1990, arraché à Agen 22-12 après prolongation, est celui de la fusion de toutes les origines, d'un Racing rassemblant enfin les neuf départements franciliens et la "filière Aquitaine", ainsi nommée par Henri Garcia, de L'Équipe, l'un des historiens et des plus fins connaisseurs de la sociologie du rugby.

Cette filière basque, béarnaise, landaise, avait joliment continué à prospérer avec les arrivées de Claude Laborde, demi de mêlée du Quinze de France victorieux des Springboks à Springs (6-8), le 25 juillet 1964, du pilier Jean Esponda, de l'arrière Michel Taffary, pour ne citer que des internationaux. Avec Jean-Pierre Labro, directeur de la communication de Elf-Aquitaine et président de la section rugby du RCF, ont surgi des joueurs et des hommes de grand talent et de forte influence, les Palois Robert Paparemborde et Laurent Cabannes, les Toulousains Jean-Pierre Rives, capitaine de l'équipe de France, et Gérald Martinez, le Bayonnais Laurent Pardo, en attendant le trois-quarts centre du Stade Toulousain Denis Charvet.

Mieux qu'un recrutement, un casting; plus qu'un casting, un projet.

La fusion, disions-nous, ou la synthèse idéale entre la France du rugby et le rugby du grand Paris,  puisque onze des quinze champions de France de 1990 proviennent de la région parisienne. Soyons précis: Serrière a été formé à Coulommiers, Guillard à Fontainebleau, Genet à Épinay-sur-Orge, Tachdjian et Deslandes à Clamart, Blanc à Gennevilliers...

Souvenirs de Christian Billerach, entraîneur de l'AS Lagny-Rugby: "Xavier Blond est arrivé au club en poussin, à huit ou neuf ans. Il a quitté le club en juniors pour aller jouer au Racing. Cela aurait été dommage de le garder, vu qu'il est devenu international. Xavier, c'est une grande fierté."

Souvenirs de Christian Faure, éducateur à Saint-Germain-en-Laye: "Franck Mesnel a commencé le rugby à treize ans, et il a tout de suite voulu jouer demi d'ouverture. Quand il a commencé à jouer en équipe de France, ça m'a fait drôle. Je revoyais cette petite boule que j'avais eue en minimes..."

L'esprit a souvent soufflé sur le Racing, celui que la statue et le souvenir d'Yves du Manoir perpétuent. Mais aussi celui du jeu avec les mots, d'une liberté de ton, cette course échevelée de l'imagination, du rire né des saillies d'un Adolphe Jauréguy à l'humour et à l'allure très british. Dans un registre forcément plus moderne, ceux qu'on surnommera le "Showbiz", Philippe Guillard, Yvon Rousset, Franck Mesnel, Éric Blanc, Jean-Baptiste Lafond, recréeront un langage digne du dialoguiste Michel Audiard et, entre facéties et provocations, inventeront une autre manière d'être au rugby comme on dit d'être au monde. Champagne à la mi-temps de la finale 1990, jouée avec un nœud papillon rose attaché au col et, au moment de la présentation des équipes, glissé dans la main du président de la République François Mitterrand: un bonheur en passant, sans cesse renouvelé, celui d'une jeunesse éternelle.

Commencée dans les salons de la haute bourgeoisie parisienne et dans la cour des lycées les plus huppés, l'histoire du Racing Club de France a intégré toutes les intelligences, jusqu'à l'idéologie communiste de François Moncla, jusqu'aux discours des saltimbanques du "Showbiz", lesquels auraient tout joué pour un bon mot, en un melting pot social et culturel tout entier défini par cette expression : l'ouverture d'esprit.

un bonheur en passant, sans cesse renouvelé, celui d'une jeunesse éternelle.
1957
Football Club Lourdais vs RCF

En 1957, le RCF s'incline encore en finale (13-16), cette fois devant le grand Football Club Lourdais.

24 mai. 1959
RCF vs Stade Montois

Les champions de France 1959, eux aussi, viennent de partout. Il faut croire que c'est ainsi que l'on marque son territoire, que l'on se retrouve en terrain conquis. Chappuis, l'ailier droit, et Obadia, le talonneur, sont les deux Parisiens de la troupe.

02 Mai 1987
RC Toulon vs RCF

finale perdue contre Toulon (12-15) en 1987

26 mai. 1990
RCF vs Agen

le titre de champion de France conquis au Parc des Princes le 26 mai 1990, arraché à Agen 22-12 après prolongation, est celui de la fusion de toutes les origines, d'un Racing rassemblant enfin les neuf départements franciliens et la "filière Aquitaine", ainsi nommée par Henri Garcia, de L'Équipe, l'un des historiens et des plus fins connaisseurs de la sociologie du rugby.