Jeune supporter du Racing 92, Mathéo, lycéen, a souhaité partager avec nous un poème inspiré par son attachement au club et aux valeurs qu'il incarne.
Nous espérons que vous prendrez autant de plaisir à le découvrir que nous en avons eu à le lire.
Belle lecture et bonne période estivale
Au plaisir de vous retrouver très nombreux autour des terrains aux côtés du Racing 92.
Tomber encore et encore,
Tomber 91 fois, se relever 92,
Tomber ensemble,
Tomber en cœur,
Tomber encore,
et que se réunissent pères et mères,
frères, sœurs pour créer un seul corps
chantant en cœur : « Racing encore »
C’est le courage et la rage
La boue, la pluie battante, l’orage,
C’est le coude à coude, le tambour battant,
c’est le rugbyman encaissant fièrement
coup après coup en serrant les dents,
le corps emmêlés dans la mêlée, les membres entremêlées,
le souffle s’arrêtant, le corps à chaque instant évitant miraculeusement l’étouffement, l’étranglement ou le démembrement.
C’est la pelouse en cendres et le stade en feu,
Le rugbyman en sang, le supporter joyeux,
c’est le sportif qui devient gladiateur,
qui devient serviteur d’un blason, de couleurs,
Sur la piste ou sur le banc c’est avec fureur qu’ils défendent leurs couleurs ! Ciel et Blanc
Malgré l’adversaire qui est brute, ils vont toujours droit au but vers la zone d’embut.
Non pas une équipe : une grande famille,
une grande muraille, une belle armée,
de belles escadrilles, parfois ordonnées, parfois en pagaille s’apprêtant à désarçonner l’adversaire qui assaille.
Malgré l’adversité, les blessures, les entailles,
Le Racing répondra toujours présent à sa prochaine bataille, s’armant de pioches et de cisailles, et même quand le ciel devient moche qu’il perd de son bleu de son blanc,
le Racing des héros et des canailles regarde droit devant l’adversaire moqueur qui s’enjaille, mais ce plus pour longtemps.
Merci à ces hommes et tous ceux qui y travaillent et rendent possible chacune de leurs batailles, merci à ces hommes qui font exploser le public de joie, d’émotions dans l’arene, dans la cage, qui en marquant un essai font tomber les masques et montrent nos vrais visages.
Nos visages de joie, de soulagement après la peur, nos visages de stupeur quand on y croyait pas, nos visages d’émois, nos visages qui brulent et coagulent, la foule euphorique qui se bouscule, cette virgule, cette bulle, ce dernier pas, ce dernier fracas, le moment figé où l’humain est roi.
Merci du fond du cœur pour ça
Mathéo